L’action de Moscou vise à
frustrer la politique des Etats-Unis de renverser le président syrien
Bachar al-Assad, seul allié arabe de la Russie au Moyen-Orient et hôte
de l’unique port naval russe hors de l’ancienne Union soviétique. La
destruction du régime Assad, en outre, favoriserait la poussée de
Washington pour affirmer son hégémonie sur l’ensemble du Moyen-Orient.
Cela ouvrirait la voie à un nouveau gazoduc qui fournirait au Qatar un
accès plus direct au marché d’Europe occidentale, portant atteinte aux
intérêts des conglomérats énergétiques russes…et même si la Russie n’est
plus communiste depuis longtemps, Poutine reste l’homme à abattre, car il a permis
le rétablissement rapide de l’économie de son pays après la chute de
l’Union Soviétique et l’épisode Eltsine, et surtout, il est capable de
mener une politique étrangère indépendante, sous le sceau de sa propre
politique monétaire, en refusant d’obéir aux directives de Washington.
.
voir ; SYRIE : tout est en place pour un affrontement de plus grande ampleur !