C’est dans l’histoire contemporaine
des États-Unis, berceau du néo-libéralisme, qu’il faut chercher les
origines de cette idéologie. Après le démantèlement de l’empire
soviétique, il s’attelle fiévreusement à mettre la main sur le reste du
globe et à imposer sa globalisation. On est face à un « État manager »,
un État de plus en plus réduit dans sa surface mais de plus en plus
renforcé dans ses structures de commandement. L’État Providence est mort
de sa belle mort. Tous les acquis que les travailleurs ont arrachés aux
démocraties libérales grâce à leur lutte et à la pression qu’exerçait
le camp socialiste sur le « monde libre » se réduisent comme une peau de
chagrin. Empires disloqués, nations éclatées, voilà l’orientation que
le néo-libéralisme veut imposer au sens de l’histoire. Le capital a
horreur des frontières comme il a horreur des solidarités. La précarité
affecte actuellement plus de 40% des salariés des secteurs public et
privé...lire la suite