Certains analysent
aujourd’hui que si le Moyen-Orient est un problème récurrent c’est
que les frontières entre pays sont artificielles, tracés par les
impérialistes anglais et français.
C’est aussi le cas
de la Belgique dont l’existence a été voulue par les Britanniques
au XIXe siècle, lesquels tenaient absolument que le port d’Anvers ne
soit ni hollandais ni français, mais appartienne à un petit pays
qui ne pourrait jamais y faire stationner une puissante flotte de
guerre.
N’écoutant que
leurs intérêts stratégiques (et sans doute aussi commercial), ils
qui ont forcé deux peuples très différents, Wallons et Flamands à
cohabiter, espérant que sous la grande figure d’un roi, ils
développeraient un sentiment national comparable à celui qui réunit
(réunissait ?) les cinq « nations » du Royaume-Uni.
Mais la mayonnaise
n’a jamais pris vraiment même si la division a longtemps été
marquée plutôt par l’humour.
Les histoires
« belges », à l’origine, étaient des blagues faites par les
Wallons sur les Flamands.
La ligne Maginot,
beaucoup l’ignorent, était réellement infranchissable dans la
zone-frontière avec l’Allemagne avec le matériel de 1939. Les
Français ont proposé aux Belges pour qui ils avaient combattu en
14-18 de la prolonger contre l’Allemagne nazie en Belgique. Les
dirigeants belges ont refusé sur la pression des Flamands sous
prétexte d’une neutralité dont l’invasion allemande de 1914 avait
montré ce qu’elle valait !
Lesdits Flamands ont
même obtenu que l’armé belge effectue des exercices militaires dont
le thème était l’invasion de la Belgique par la France !!!
Les travaux de la
ligne dans les Ardennes françaises ont quasiment stoppé ... et
c’est par là que les blindés allemands sont passés en partant des
Ardennes belges.
Cette mésentente
profonde entre Flamands et Wallons affaiblit la Belgique notamment
dans les fonctions régaliennes et expliquent sans doute, vu de
France, une moins grande efficacité conte les terroristes.