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Renaud Bouchard 4 décembre 2015 15:19
Renaud Bouchard

)@franc
Merci. Bonne analyse.
Veuillez lire aussi ceci, extrait de :
http://lintegral.over-blog.com/2015/09/l-invasion-de-l-europe-par-une-immigration-incontrolee-la-coulera.html

L’Allemagne vient de violer les dispositions des accords de Schengen et de Dublin en laissant entrer massivement sur son territoire les demandeurs d’asile, qui auraient dû rester dans le premier État européen les ayant reçus le temps que soient instruites leurs demandes, elle mettra ensuite sous pression tous les États-membres de l’UE et d’autres (comme la Suisse) pour accepter la plupart de ceux qu’elle ne gardera pas. Ce type de conduite est aussi inacceptable que ses diktats ravageurs à propos de la « gouvernance » de la zone euro comme on l’a vu récemment à propos de la crise grecque. A noter que l’Allemagne, depuis qu’elle s’est constituée en État unitaire, a toujours fait les mauvais choix en adhérant successivement à l’impérialisme (prussien), ensuite au fascisme brun (nazi) et enfin rouge (communisme), pour finir par se convertir à l’euro-mondialisme américain dont elle croit à tort qu’il lui assurera enfin le leadership auquel elle aspire. L’écrivain François Mauriac a écrit : « J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y ait deux », formule à laquelle l’ancien secrétaire d’Etat US Henry Kissinger (né Allemand puis devenu Américain) a fait écho en écrivant : « Historiquement, l’Allemagne fut soit trop faible, soit trop forte, pour la paix en Europe », déséquilibre qui s’est aggravé avec sa réunification rendant sa place dans l’UE nécessairement hégémonique parce que faisant mécaniquement des autres États-membres ses vassaux, ce qui n’est pas acceptable pour leurs peuples. Le double abandon par l’Europe de sa « préférence communautaire » au profit du libre-échange globalisé et de ses monnaies nationales au profit de la monnaie unique européenne ayant, en outre, supprimé toute flexibilité économique à l’intérieur de la zone euro (les baisses des salaires s’étant alors substituées aux dévaluations monétaires), l’ensemble est devenu politiquement et financièrement ingérable, ce qui convient d’ailleurs parfaitement aux USA qui de ce fait n’ont pas à craindre la perte de leur hégémonie monétaire mondiale.

Devenue un « Jurassic Park » gériatrique, l’Allemagne comble son déficit démographique par l’immigration massive destinée à accroitre son « lumpenproletariat », ce qui finira par couler son modèle économique basé sur l’exportation au moment où la plupart des pays émergents et des BRICS n’ont plus les moyens d’importer massivement et où le niveau de vie d’une partie croissante de sa population (34,7% à ce jour), rémunérée par des salaires de misère et sous-employée dans des petits jobs instables non protégés, chute irrémédiablement. Elle n’est pas un exemple à suivre pour les autres pays de l’UE qui doivent, tout au contraire, renforcer leur marché domestique intérieur sans la prospérité duquel ils resteront dans la récession-déflation, ce qui suppose qu’ils obtiennent le relâchement du carcan européen imposé via l’euro et les politiques austéritaires ou bien qu’ils en sortent enfin. Tout État-membre peut sortir de l’UE si la majorité de sa population en décide ainsi, la sortie du Royaume-Uni, si elle avait prochainement lieu, sonnerait le glas d’une Europe anti-démocratique construite contre ses peuples. 



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