Les Charlies, ceux
qui sont descendu dans la rue, ne représentent aucunement les
classes sociales touchés par les attentats, ils n’en n’étaient pas
les cibles. Les cibles étaient : des médias, les flics et les
juifs. Les Charlies ne manifestaient donc que leur émotion et
défendaient uniquement des valeurs humaines évidentes, dont, bien
évidemment, la fraternité (avant la liberté d’expression).
Je crois que ce qui
a le plus dérangé les anti-Charlies est justement le fait que les
Charlies défendaient leurs valeurs !
Il me semble avoir
décelé un postulat constant chez tous les anti-Charlie : «
défendre ses valeurs est forcément le faire au détriment des
autres ». Pour Todd défendre la liberté d’expression et la
fraternité est forcément acte d’islamophobie.
De même, "défendre
ses intérêts serait le faire forcement au détriment des autres".
Les Charlies défendraient leur liberté d’expression par égoïsme
au détriment de l’égalité… La bien-pensance n’a peur d’aucun
contre-sens.
Il faut dire que
Todd ne fait qu’enfoncer les portes ouvertes du bourrage de crâne,
classique depuis une quarantaine d’année, qui veut nous réduire au
silence, à la passivité, à l’acceptation du sort que l’on nous
destine. Alors il faut chercher le mal chez ces français qui furent
Charlie.