@Anthrax
C’est assez logique que les Pays-Bas aient demander à superviser l’enquête, vu le nombre de ressortissants concernés. En Europe, les pays les mieux équipés pour les enquêtes sont la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne, mais d’autres pays ont également des experts. Ce sont l’Espagne, l’Italie, les Pays Bas, la Suède, donc tous les pays qui construisent et certifient des avions.
Pour les radars de l’Otan, tout dépend de leur situation, de leur taille et des fréquences utilisées. Il ne faut pas trop compter sur les satellites qui ne font que passer. Pour porter à 400 km, il faut déjà une grosse bête avec des fréquences assez basses qui ne voient pas les petits objets comme les missiles. L’OTAN, ce sont des militaires, donc ils n’avoueront jamais ce qu’ils ont pu obtenir sur le sujet pour ne pas dévoiler leur capacité d’espionnage, mais il n’est pas nécessaire d’avoir leurs données pour construire un scénario avec les éléments à notre disposition.
En principe, les couloirs aériens sont surveillés par les radars civils qui sont bien incapable de voir les « objets » militaires sans transpondeurs. Le changement de route du MH17 correspond à une manœuvre de routine concertée entre le pilote, le contrôleur aérien Ukrainien et le contrôleur aérien russe (il y avait un changement du point d’entrée en Russie, il donne donc son avis). La position des avions civils donnée par le contrôle aérien est tout à fait accessible à tous par Internet.
Puisque vous voulez absolument avoir mon scénario, je l’ai déjà donné, donc je le répète.
Tout d’abord le missile a explosé à l’extérieur et au-dessus de l’avant du MH17. Il est donc arrivé par le haut, ce qui n’est possible que pour les missiles antiaérien moyenne/longue portée lorsqu’ils sont en limite de portée. Dans ce cas, on utilise une trajectoire en cloche, un peu comme la trajectoire d’un obus. Le missile qui est plus haut peut continuer à avancer sans carburant en utilisant l’énergie potentielle acquise au début de sa trajectoire. C’est suffisant pour lui permettre de faire une manœuvre en finale.
Le radar du missile est peu encombrant, donc sa portée est limitée. Il doit s’approcher de sa cible avant de commencer à chercher et les informations données au départ par la conduite de tir commencent à être un peu trop anciennes pour être précises. il va donc pointer son radar en faisant des cercles pour trouver sa cible et s’accroche sur la première cible trouvée.
Un avion militaire ukrainien avait déjà été abattu par les rebelles quelques jours auparavant, il est fort probable que les opérateurs de la conduite de tir du missile avaient repéré une nouvelle cible militaire à une altitude moyenne, disons quelque chose autour de 3000m qui est une bonne altitude pour une opération aérienne. Lorsque le radar du missile se déclenche, le missile vole à une altitude située quelque part entre 11000 et 15000m et le radar est pointé vers le bas. Malheureusement le missile est au-dessus de l’avion civil qui s’interpose entre la cible et le missile. Le missile l’accroche et la suite est tragique. Cette génération de missile ne peut pas réagir sur le transpondeur de l’avion civil pour l’éviter, car les transpondeurs fonctionnent sur les fréquences des radars civils et non sur les fréquences des radars de poursuite des missiles.
Sur les vrais raisons, il semble que les opérateurs du missile ont confondu vitesse et précipitation. Ils n’auraient jamais du faire un tir à aussi longue portée dans un environnement aussi incertain. Ils fallait attendre que leur vraie cible soit plus proche.
L’aviation civile ne pouvait pas se douter qu’il y avait quelque part en service un système considéré comme obsolète par toutes les armées du monde. Aujourd’hui, tous les systèmes d’interception sont à courte portée, car on a amélioré la détection et la vitesse de réaction.
Maintenant la question principale : qui ? Premièrement, il faut tracer un arc de cercle de 180° environ autour du point d’interception, vers l’avant de la trajectoire de l’avion et à une distance entre 40 et 70 km et vous avez la zone possible pour le départ du missile. Cela ne laisse pas beaucoup de zones contrôlées par les Ukrainiens.
Par ailleurs, le seul missile antiaérien capable de faire une interception à cette altitude est le BUK modernisé et seuls les Russes en possèdent et il semble qu’un unique régiment en est doté. Ce missile a été modernisé pour l’export, mais personne n’en n’a voulu, il fallait donc caser les missiles construits et avoir des opérateurs pour les démos. Si les Ukrainiens ont des missiles BUK, c’est la version ancienne qui est incapable de faire une interception à cette altitude.