Une
troisième objection n’a pas été mentionnée dans l’article, dont
l’auteur semble très étrangement faire preuve des mêmes à priori
naïfs que Grimes ou que l’ensemble de la classe médiatique. Grimes
fait apparemment la confusion entre la révélation d’un complot et
le fait que quelqu’un « ait parlé ». Comme si à chaque fois
qu’une personne impliquée dans un vaste complot d’État révélait
ses agissements, la presse embrayait derrière et en faisait la une !
Des révélations par un informateur de l’intérieur peuvent très
bien être ignorées par la grande presse, passivement ou activement,
celle-ci pouvant même travailler à les ridiculiser. De sorte que le
public dans son ensemble en ignorera l’existence, ou quand il en
entendra parler, en concluera qu’il ne s’agit que de rumeurs ou de
fantaisies. Là encore, les exemples en sont innombrables. Ce qui
n’empêchera pas dans chaque cas les officialistes au cerveau ramolli
de clamer que « quelqu’un parlerait forcément ». En fait, ils
jouent à un jeu du type face je gagne pile tu perds. Quand ils sont
confrontés à une absence supposée de fuites, ils disent qu’il
devrait y en avoir, quand on leur fait remarquer qu’il y en a ils
disent qu’elles ne comptent pas ou même qu’il ne devait pas y en
avoir.