@asterix
« La faute en appartient à tous nos peuples qui négligent totalement les élections européennes, un déficit démocratique profond et sans appel. En fait, nos citoyens européens reportent leur vote comme s’il s’agissait d’une élection interne ... »
C’est peut-être la faute des peuples (à noter qu’il s’agit du prétexte habituel de la technocratie pour les faire taire !), mais - si çà peut vous rassurer - je ne la commets personnellement pas : natif comme vous du brumeux (et fort pluvieux) berceau du surréalisme, exilé de longue date en Wallonie suite à l’alignement des loyers bruxellois sur le pouvoir d’achat des technocrates €uropéistes, mes voix aux dernières élections n’allaient en tout cas pas - pour ce qu’elles valent encore - vers la même formation aux niveaux national et €uropéen.
Quant au déficit démocratique, réside-t-il dans le fait que les peuples négligent les élections européennes ou plus prosaïquement dans le fait que les formations politiques « traditionnelles » - toutes tendances confondues - s’accordent à bêler de concert les préceptes d’un « TINA » qui n’ouvre aucune alternative économique au néo-libéralisme triomphant ?
« Le retour au gros rouge - sauciflard et Sapeur Camembert ( bière- frites et diables rouges, c’est kif ) n’est qu’un leurre. »
J’en conviens, c’est un leurre ! Mais c’est actuellement le seul - sauf à tabler sur le charisme d’un Raoul Hedebouw ou d’un Marc Goblet pour déclencher le Grand Soir
-, à même de remettre en doute la pertinence de la novlangue professée par les tenants de la Pensée Unique.
Maintenant que la vox populi britannique balaie les arrogantes certitudes de la citadelle €uropéiste, l’opportunité lui est fournie pour une remise en question fondamentale des dogmes économistes qui la fondent : je doute qu’elle y soit apte, mais on verra bien !