@EL Yagoubi M’hamed
« Sans faire le procès de la médecine française, on peut dire que les
médecins de la Salp^trière n’ont rien fait pour sauver les rescapés. Je
me rappelle encore le déroulement des visites, c’était une vraie
dérision : les médecins s’arrêtaient moins d’une minute devant chaque
lit : » ça va ? ça va ? ça va ?« Et quand quelqu’un mourait, on le
recouvrait d’un drap ; c’était tout. Des déportés, ils auraient pu en
sauver des dizaines, peut-être même plus, et ils les laissaient tout
bonnement mourir. » P. 63
Sachez qu’arrivé à un certain point de délabrement physique, les organes vitaux sont tous irrémédiablement endommagés, il n’y a plus rien à faire, sauf à adoucir la fin de ces malheureux, s’ils souffrent.
Ces médecins n’étaient pas des Dieux !
Comme les premiers pompiers intervenus sur l’incendie de la centrale de Tchnernobyl, arrivés à l’hôpital spécialisé contre les irradiations, ils se sentaient bien, ils plaisantaient entre eux, mais les infirmières, elles, savaient qu’ils étaient tous condamnés à très brève échéance, qu’aucun traitement ne pourrait les sauver.