« Et puis soyons honnêtes : où sont les
champions, les « campionissimo » d’avant ? La plupart
sont...morts, jeunes ! »
C’est ça, soyons honnêtes !
Et voyons la réalité d’un
peu plus près.
Entre 1947, premier Tour de
l’après-guerre et 1998 (victoire de Marco Pantani, mort en 2004), vingt-neuf
coureurs ont gagné le Tour de France, de une à cinq fois.
Neuf d’entre eux - qui sont donc très loin de faire une « plupart » - sont
décédés prématurément, dont deux dans des accidents de voiture (Jean Robic, à 59 ans, et
Hugo Koblet, à 39 ans). Solde : 20 coureurs.
Deux d’entre eux sont
décédés à un âge qui ne permet plus de les classer en catégorie « morts
jeunes » : Gino Bartali à 86 ans et Charly Gaul à 72 ans. Solde :
18 coureurs.
Parmi les dix-huit « survivants »
vivants, onze ont entre 68 ans (Bernard Thévenet) et… 97 ans (Ferdi Kubler, né
le 24 juillet 1919).
Solde : sept coureurs,
âgés de 42 ans (Jan Ullrich) à 61 ans (Bernard Hinault) et susceptibles d’entrer
dans « la plupart » selon Victor, étant donné l’espérance de vie
actuelle.
Souhaitons simplement qu’ils
continueront longtemps encore à démentir une légende urbaine, qu’on s’étonne de
retrouver sous la plume d’un personnage qui se prétend, assez audacieusement,
accro au Tour de France.