« On est loin des combats épiques et hasardeux, qui firent le bonheur d’Antoine Blondin. »
Comme il n’est
plus là pour se défendre, il est facile de mettre Albert Simonin (1905-1980) à toutes les sauces. Mais il reste les textes.
Dans L’Equipe du 29 juin 1966, il écrit à la
suite d’une manifestation de coureurs protestant contre les premiers contrôles
nocturnes, infligés à Raymond Poulidor et à Hermann Van Springel :
« ...puisqu’il s’agit d’êtres dans l’exercice de
leur métier, on est amené à se demander pourquoi on ne prélève pas la salive ou
l’urine du premier percepteur venu, du candidat aux examens universitaires dans
sa mansarde, du bâtisseur de cathédrale, du poète maudit, du chroniqueur
exemplaire. Le caractère vexatoire d’une loi appliquée à un canton de
l’activité humaine où les sanctions naturelles sont, paraît-il, immédiates, en
détruit la noblesse et l’objet. »