@Taverne
« Cependant, il existe aussi de la haine entre les gens de
même condition. »
Ce n’est pas, ici, un problème de condition, mais
de circonstances. Entre gens de même condition, il y a des rivalités, des luttes,
des coups tordus, donc des gagnants, qui censés mépriser, des perdants, qui sont censés haïr.
Et cela fait que le mépris et la haine peuvent changer de camp en "cours
de partie".
"Cela
n’est sans doute pas valable dans tous les cas, mais dans l’esprit des
antisémite des années 30 en Allemagne, les Juifs sont une communauté puissante
: ils sont partout et veulent dominer le monde. Donc, ce serait une haine
ascendante en ce cas."
Qui va du bas vers le haut, c’est toujours le
même schéma. Et lorsque les nazis auront assis leur pouvoir, le schéma s’inversera,
puisque les Juifs seront alors complètement désarmés face à ceux qui les
persécutent.
Pour illustrer très schématiquement le propos en d’autres termes, on
pourrait dire que le clivage sépare ceux qui rient (les méprisants) et ceux qui
sont humiliés (ou qui s’estiment humiliés), les haineux potentiels.