• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Pascal L 11 août 2016 11:50

Ceux qui croient aux vertus du marché sont au minimum naïfs.

La valeur des entreprises sur les places de marché ne dépendent plus depuis longtemps des espérances de bénéfices de l’entreprise soutenue. Les opérateurs ne travaillent que sur le court terme, donc sur une revente rapide. C’est ainsi que se créent les bulles. Les banques centrales alimentent elle-même la bulle en imprimant des billets que personne ne peut utiliser. Ces billets ne peuvent être utilisés que comme contreparties à des opérations de prêts, mais personne ne veut plus s’endetter. Résultat, seuls les financiers les utilisent pour des opérations court-terme qui se termineront par un éclatement de la bulle. En fait, les billets ne peuvent réellement servir de matelas de sécurité aux banques, car ces billets sont imprimés sans contrepartie. La valeur du billet vient au contraire de l’assurance que les prêts seront bien remboursés. Ce sont les prêts qui sont la contrepartie des billets et non l’inverse.
Si la dette n’est plus remboursée, les billets ne valent plus rien. Mais heureusement pour les financiers, il est toujours possible de se refaire sur les biens qu’ils ne possèdent pas encore. Si un état est trop endetté, il peut toujours augmenter les impôts jusqu’à ce que les citoyens soient obligés de revendre à vil prix le peu qu’ils possèdent.

Le système monétaire actuel est le meilleurs système de prédation jamais inventé. C’est mieux que l’esclavage ou la colonisation. La solution passe par le découplage entre la création monétaire (qui n’est pas une création) et la dette, mais qui soutient une telle idée ? N’avons-nous aucune richesse qui puisse servir de contrepartie ? La suppression des banques centrales est également possible puisqu’elles n’assurent plus la contrepartie de l’émission monétaire depuis l’abandon de l’étalon or.



Palmarès