En raison d’une vision passéiste (toutes les élites européennes parlaient français au dix-huitième siècle), vous semblez considérer que la seule alternative au tout-anglais serait le tout-français. Il vous est certainement impensable d’envisager que cela puisse être le tout-chinois, hiérarchie oblige. Toujours selon votre vision passéiste, la France a vocation à éclairer le monde, indépendamment de son dynamisme économique, de son attractivité culturelle, de la qualité de son accueil touristique.
N’est-il pas légitime de se demander alors pourquoi l’enseignement du français recule dans tous les pays de l’Union Européenne ?
L’anglais est actuellement la langue de communication universelle. Cette situation ne changerait pas, même si l’Union Européenne - qui va d’ailleurs se décomposer comme un château de sable à marée haute - ne comptait plus aucun pays anglophone.