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Onecinikiou 23 septembre 2016 11:56

@JMBerniolles


La dette souveraine japonaise est détenue à plus de 95% par des résidents locaux, et une loi existante dispose qu’elle n’est pas transmissible aux héritiers. Ce faisant cette dette n’en est pas une, mais est juste à considérer comme un impôt différé. 

D’autre part on ne peut pas parler de la dette japonaise sans parle des actifs que détient le Japon à travers le monde, et qui sont particulèrement importants puisque le Japon est tout simplement le premier créancier mondial, devant la Chine. Dont acte. 

Enfin vous ne pouvez pas ignorer que la balance commerciale s’est creusée tout particulièrement après Fukushima, du fait de l’arrêt des centrales qui a imposé une importation massive d’énergies en compensation. Cette tendance est donc conjoncturelle et est d’ailleurs en passe d’être dépassée (voir les derniers chiffres) puisque le Japon renoue de nouveau avec un solde positif. Si les centrales redémarreaient demain, gageons que sa balance redeviendrait largement excédentaire comme par le passé. 

Tout cela pour dire que, même largement inscrit dans le cadre de la mondialisation des échanges, un pays peut tout à la fois préserver ses intérêts les plus légitimes et fondamentaux en conservant un modèle économique basé sur une forte puissance industrielle, et en l’occurence, aussi bancaire. 

Le Japon me semble être par conséquent, au même titre que la Russie, un contre-exemple à votre assertion selon laquelle seule une perspective essentiellement socialiste permettrait de sauvegarder les intérêts des nations et des peuples. Une perspective qui, au vu des échecs patents qui ont émaillé ces tentatives, ne passe même plus le critère de réfutabilité. Ce qui n’est pas le moindre de vos paradoxes en tant que scientifique. 

Enfin personne ici ne soutien que la conduite d’une politique gouvernementale digne de ce nom consisterait à considérer que le profit et l’accumulation du capital devrait être son horizon indépassable. Un Etat n’est évidemment pas une entreprise, malgré les allusions fantaisistes des habituels crétins médiatiques. 

Je l’ai déjà dit mais la politique ne doit tendre que vers un seul but, le plus impérieux de tous : la sauvegarde d’une entité historiquement constituée qu’est le peuple, et du cadre de protection de sa sécurité, de son identité, de sa prospérité, de sa pérennité, incarné aujourd’hui par l’Etat-nation. 



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