Voyons M. Berniolles, dans une optique purement financière il est préférable que la dette soit détenue par des locaux puisque les intérêts produits le seront à leur bénéfice et que cet argent ira à la consommation, à l’épargne ou à l’investissement en se maintenant dans le pays, ce qui n’est évidemment pas le cas lorsque cette dette est détenue majoritairement par des étrangers, et où l’argent le quitte. C’est un circuit fermé en quelque sorte.
Quant à la dette extérieure vous avez raison, il y a de grandes chances qu’elles ne soient pas remboursées en totalité, mais c’est un moindre mal pour le Japon qui achète ces titres de dettes avec sa monnaie qu’elle imprime à volonté (à la manière des Etats-Unis), ce qui n’a pas pour effet d’appauvrir le pays, contrairement à l’Eurozone par exemple.
Personne ne croit en l’insolvabilité du Japon je vous assure, il suffit pour s’en convaincre de constater que les taux d’intérêts sur ses obligations à 10 ans sont aujourd’hui négatifs - comme pour l’Allemagne d’ailleurs, autre grande puissance industrielle, et c’est tout sauf un hasard. Ce qui veut dire que la dette japonaise est un placement considéré comme extrêmement sûr par les opérateurs.
Delamarche qui ne dit pas que des bêtises en l’occurence est victime du travers qui touche les financiers et de tous ceux qui généralement ne lèvent pas les yeux de leurs livres de compte, et qui tendent à ne percevoir le monde et à le réduire à un simple économisme, ce qu’il n’est évidemment pas. L’analyse géopolitique est par exemple complètement absente de son discours.
Lorsque la France et le continent européen, mais aussi les Etats-Unis nous le voyons bien aujourd’hui à travers les troubles très graves qui le rongent, seront plongés dans une guerre civile généralisée du fait de la submersion migratoire en cours couplée à un multiculturalisme délirant, le Japon, qui n’a jamais follement considéré que l’immigration de masse et l’abandon de son identité charnelle étaient des chances pour lui et son avenir, aura ainsi toute latitude pour bénéficier de ce contexte et de l’amoindrissement - peut-être même de la disparition - de ses concurrents et compétiteurs mondiaux.
Le Japon que vous agonisez de tous les maux sera demain, et est d’hors et déjà en réalité, un havre de paix et un îlot d’harmonie dans un monde occidental en proie à la dévastation qu’il aura lui-même organisé, dans une forme de suicide à terme.
Le Japon ne sera jamais néolibéral, pour la simple et bonne raison que l’immigrationnisme est un des vecteurs et attributs fondamentaux du néolibéralisme et que le Japon n’acceptera jamais d’être envahi par des hordes de va-nu-pieds et de voir supplanter sa culture et substituer sa population.
Je serais vous je m’inquiéterais beaucoup plus de l’état de ce pays, qui voit ces forces vives fuir progressivement le territoire à toute berzingue d’un côté, pendant qu’il se trouve être submergé de l’autre par un tiers-monde qui désir dans ses tréfonds lui faire rendre gorge.