@Gilles Mérivac
Bonjour et merci pour votre commentaire.
"Pour ma part, dites-vous, je ne crois pas à un quelconque suicide de Hollande, mais
plutôt à la dernière carte d’un manœuvrier cynique à un degré difficile à
imaginer.«
Admettons, mais considérons alors que nous sommes face à un génie politique et que nous n’avons rien compris. Pourquoi pas, après tout ? Il arrive que l’on rencontre des joueurs d’échecs qui savent prévoir des coups et vous mener là où vous découvrez finalement, toujours trop tard, que la partie est terminée. Question de talent.
Il n’en demeure pas moins que, s’agissant de notre personnage, on ne voir pas trop (et là je parle pour moi) quelle science diplomatique ou labyrinthe psychologique confinant au génie politique pourraient bien finalement nous démontrer que nous avons face à nous - malheureux aveugles et ignorants que nous sommes -, un stratège et un tacticien dont nous aurons été incapables de percevoir les talents et la finesse.Machiavel lui même déclarait qu’il n’était qu’un modeste observateur de la marche du monde.
»Dans ces confidences (celles de F. Hollande) écrivez-vous encore, il fait semblant de montrer qu’il
partage le sentiment des français sur les juges et l’immigration alors
qu’il a prouvé maintes fois auparavant qu’il s’en fichait complètement."
Vous avez amplement raison car ce qu’il décrit - qui est réel et bien vu - est effectivement partagé par bon nombre d’entre-nous.Mais alors, quelle curieuse stratégie ! Pourquoi ne pas donner une conférence sur le fond, effectuer officiellement et publiquement un constat, pointer les qualités et les dysfonctionnements, cerner les problèmes, énoncer les mesures adéquates pour les résoudre et donner rendez-vous à une date précise pour rendre compte des réformes proposées ?Pourquoi ne pas privilégier la solution d’un travail de gouvernant, en quelque sorte, plutôt que de se livrer à des confidences ?
A moins qu’il ne s’agisse plus simplement du constat effectué par un homme qui se moque éperdument de ce qui peut advenir et qui, réalisant que les carottes sont cuite, coupe la chaîne et laisse filer l’ancre alors que le navire est en panne et ne peut plus gouverner. L’hypothèse est malgré tout difficile à retenir car quoique l’on puisse dire ou penser, nous avons affaire à quelqu’un d’intelligent. A suivre.
Cordialement,
RB