Tout ça pour une petite conclusion de 5 lignes, je suis déçu.
Je ne vois pas trop bien quel rôle vous voulez faire jouer à l’Islamisme, mais cela me semble relativement marginal. Il ne me semble pas que l’Islamisme soit un mouvement de libération populaire, mais plutôt une tentative plus ou moins indépendante de prise de pouvoir opportuniste. Le mot soumission (Islam) ne me parait pas très conforme à l’idée que je me fais de la libération. Les mécanismes et les objectifs de l’Islamisme me semblent très proches du maoïsme et de toutes façons Dieu n’est pas nécessaire pour prendre le pouvoir. Pour un Chrétien, prendre le pouvoir est même contraire à l’enseignement (oui, je sais, cela n’a pas toujours été ainsi, mais ce n’est pas Jésus qui a changé).
S’il y a eu des progrès dans les connaissances depuis quelques millénaires, il ne me semble pas que le mot « progrès » puisse s’appliquer aux mécanisme de prise de pouvoir et d’asservissement des peuples. Tout au plus les techniques d’asservissement sont devenues plus sophistiquées. Ainsi la création monétaire par la dette est la dernière technologie d’asservissement. C’est beaucoup plus efficace que l’esclavage et la colonisation car les peuples participent à leur asservissement par ignorance des mécanismes et la croyance erronée qu’ils peuvent devenir également riches. Là encore, l’Islamisme ne propose pas de meilleur modèle, il me semble être au contraire un des bras de l’asservissement des peuples et un allié objectif des propriétaires de la dette qui les financent d’ailleurs assez largement.
Dans le modèle d’asservissement actuel, il faut noter qu’il ne met pas en opposition des peuples ou des religions, il met en opposition ceux qui possèdent les dettes et ceux qui doivent les rembourser. Il n’y a pas de pays qui soit épargné sur notre planète, sauf ceux qui n’ont pas mis en place ce mécanisme de création monétaire, mais je ne connais aucun de ces pays. La proportion de la population qui possède la dette ne dépasse pas 4% dans les pays riches et ils sont sans doute beaucoup moins nombreux dans les pays les plus pauvres.
Comme vous, je pense que la crise va pousser vers la libération et un changement de cycle, mais l’avantage de cette situation est qu’il n’y a pas besoin de guerre. Enlever le pouvoir à 4% de la population pourrait se faire sans aucune violence, mais encore faut-il savoir vers quoi nous voulons aller. Si nous ne redonnons pas de place à la solidarité et si nous n’enseignons pas les mécanismes financiers, nous n’arriverons à rien. Il faudra du temps pour cela, mais l’effondrement de toutes les économies mondiales va accélérer le mouvement. La faillite prochaine d’une grande banque va provoquer la troisième crise financière mondiale qui sera cette fois bien plus grave que les précédentes et comme d’habitude ceux qui ne possèdent rien seront les premiers mis à contribution.