@Gilles Mérivac
Bonjour, pourquoi vouloir enterrer la SF ou encore tel ou tel genre littéraire ? Oui, ce sont des boites. Oui, c’est pratique pour classer. Mais c’est aussi très pratique pour rapprocher telle ou telle oeuvre d’une autre, pour comparer des textes qui ont pour prétentions les memes domaines de prédilection. Pour mettre en parallèle le travail et la recherche de tel et tel auteurs.
La fantasy en tant que « SF située dans le passé »... ?
Mmm.... Cette définition ne me convient que moyennement car la SF, comme l’ont souligné certains, est emprise de science et de théories plus folles les unes que les autres certes mais toujours en rapport avec quelquechose de concret et de la science voire de la pseudo science..
La brume verbale et mystique de la magie étant remplacée par une autre brume verbale plus technique.. mais aussi de réflexions sur les (absence de) limites de la science et aussi sur ses abus. Creant des réalités imaginaires et souvent imaginables. Une forme d’ersatz de « philosophie » appliquée à moindre coùt (et encore, tout aussi passionnante). Une façon de se poser les questions essentielles aussi. Exercice que je ne trouve que très rarement dans le domaine des romans de fantasy. A part peut être le cycle d’Elric qui peut faire réfléchir sur le concept du multivers entre autres.
Ensuite, il y a en effet énormément de sous-genres.
Et il est également juste de dire qu’un style littéraire ne se suffit pas à lui meme.. Nous pouvons dire que comme en cuisine il y a des ingrédients et que selon la façon dont vous les cuisinez vous etes dans de la SF, du thriller ,de la fantasy, du roman social etc. Quoi qu’il en soit vous etes dans la fiction.
Aucun style littéraire n’est a l’abri de pédants, de flagorneurs et de charlatans ne jouant qu’avec les codes en vogue. Je place dans cette catégories Star Wars Harry Potter Matrix et autres imitations qui n’ont fait que réchauffer aux gout du jour les poncifs mais aussi hélas parfois qui ont vraiment vampirisé des concepts originaux d’autres auteurs et les ont vidé de toute substance.
Bon... le sujet est vaste.
Mais je ne crois pas en la mort de l’intelligence et de la créativité.. Je pense juste que l’on nous habitue depuis des décennies a ne faire que répéter..
Un soucis pécunier sans aucun doute, connaissant la propension pour le risque des directions éditoriales.