Un jour aux
Saintes, je disais à un ami qui s’appelait ’ Dort ’, " Qu’est ce que tu
fais là « il me répondit, » j’ai beaucoup à faire et je dois
m’ennuyer ".
L’ennui devrait être un temps maîtrisé, et indispensable pour
se ’ refaire ’ l’esprit et se renouveler.
Chez les
adolescents, c’est une passe indispensable, je revois encore mon fils, se
tourner les pouces et je suis quelque part, en deuil, qu’il ne le
refasses plus. Je me souviens aussi, qu’un certain me disait que l’oisiveté était la mère de tous les vices.
Je constate le retour d’une forme de moralité
qui toise le rapport au bonheur, on refuse les progrès sociaux, car on a peur de
l’inconnu, on refuse de s’opposer au travail, car parait-il, il devrait
être synonyme de santé, on ne veux pas s’ennuyer, car on a peur du vide.