À
l’auteur de l’article : au sujet de l’élection présidentielle
états-unienne, les sondages ont bien eu raison, Trump a bel et bien
perdu l’élection du point de vue du nombre d’électeurs, et dans une
proportion proche de celle annoncée par les sondages, avec un retard
de 2,09 %.
Sinon,
oui il est connu que le public d’Agoravox est très différent du
grand public, plus radical, pour ne pas dire extrémiste. Il avait
déjà plébiscité Mélenchon en 2012, à une échelle plus grande
encore même ; la décrue pouvant peut-être s’expliquer par le fait
que Mélenchon avait prouvé au deuxième tour qu’il n’était
nullement un « alternatif », mais un homme du système, en
appelant à voter Hollande. Bon, pas mal de ses lecteurs ont la
mémoire courte, et sont prêts à recommencer la même blague. Ils
ne seront certainement pas dérangés par le caractère inepte de son
programme au niveau économique, reposant sur l’irresponsabilité
totale et la croyance apparente que l’argent pousse sur les arbres.
Il se résume aux mantras de la gauche archaïque, plus d’impôts,
plus de réglementations, plus de fonctionnaires et d’agents de
l’État, un État de plus en plus obèse et bouffi, et ne s’intéresse
pas à savoir comment payer tout ça.
À
côté de ces bouffées communisantes, il y a l’attirance
particulière pour Asselineau, alors que Dupont-Aignan est le seul
souverrainiste de droite à tirer un peu son épingle du jeu en
dehors du FN au sein du grand public, alors que Asselineau reste
scotché à ses 1%. Peut-être simplement parce que Dupont-Aignan
n’est pas aussi excessif que lui au sujet de l’Union Européenne, il
ne propose pas de la quitter d’emblée. Bon, il est vrai que son
ambition d’une « autre » UE est fantasmagorique, au même
titre que celle de Mélenchon. Mais il est certain que son discours
ne fait pas aussi peur que celui d’Asselineau, et cela constituant la
seule différence marquante entre leurs programmes, cela explique la
différence.