Quand il s’agit
d’importations, il serait préférable de parler de factures impayées
plutôt que de dettes, car ces impayés ne sont pas le fait des États
mais des importateurs privés.
Si les Italiens
remplacent l’euro par la lire, ils pourront dans un premier temps
écouler leurs euros circulant auparavant dans le pays pour payer les
factures des pays conservant cette monnaie.
Si cela ne suffit
pas, ils proposeront leurs lires et tout le problème sera d’établir
le taux de change.
S’il est trop bas,
le paiement des factures sera certes élevés mais les produits
italiens seront bon marché, notamment les voitures, les
hélicoptères, les vêtements, les chaussures etc. et pas seulement
les produits agricoles car l’Italie est aussi un pays industrialisé.
Ils risquent d’inonder les pays à euros qui devront y réfléchir à deux fois avant de « torpiller » la monnaie italienne.