• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Gandalf 1er juin 2017 22:15
Tzecoatl

@Luniterre


« Ce qui me parait difficilement compréhensible dans votre double système, c’est la façon dont vous distinguez éventuellement profit et plus-value... Sans la plus-value accumulée, le capital se résume au capital commercial, c’est à dire à très peu de valeur réelle, comme source de profit... »

Le profit est bien celui du résultat du bilan annuel, la plus-value celle qu’accorde Marx et Proudhon.La monnaie-travail ne s’accorde que dans un cadre de common decency. Au delà, le salaire rentre dans la rétribution en monnaie-crédit standard, afin de ne pas donner blanc-seing à tout contrat de travail sur la question de la rémunération. Comme vous pouvez le constater, cela permet au capitaliste d’y prélever sa plus-value (ex : statut cadre qui n’a pas d’horaires), mais également de naturellement limiter les inégalités salariales.

Mais prélever la plus-value sur ces salaires n’est qu’une limite négative, limiter les inégalités salariales est positive.

« Marx ne critique pas la plus-value en elle-même, qui est un produit « naturel » du travail, serait-on tenté de dire, mais l’utilisation qui en est faite par le système capitaliste, qui ne cherche qu’à accumuler au lieu de resocialiser utilement. »

Merci de sourcer, mais soit (cependant, je ne comprends dès lors plus pourquoi Marx réclamait l’appropriation des moyens de production par le prolétariat, il y a comme un os). Donc, en fait, vous justifiez l’exploitation par le capitaliste du prolétariat comme source de revenus pour l’état, pour être direct. Désolé, mais, par expérience, c’est une logique qui peut être mortifère pour le prolétariat à la faveur de certaines lubies non-assumés par des agents publics (nous en avons parlé concernant la Chine ou l’URSS, c’est également le cas en France).

« L’un des buts d’une économie de transition, sinon le but essentiel, est de resocialiser dans un but de développement collectivement choisi. »
Désolé, en démocratie, il n’y a pas de choix collectif, mais uniquement majoritaire.

Il ne vous aura tout de même pas échappé, que, donnant à l’individu, intervenant économique, qu’il soit public ou privé, l’autonomie de base des fruits de son travail, l’importance de l’imposition (et, par ailleurs, de la redistribution, puisque le double système le fait) diminue en conséquence. Cela permet de limiter l’omnipotence de la coercition, qu’elle soit hiérarchique et d’état. Et c’est la finalité morale de toute cette proposition.


Bref, d’accorder une autonomie de la socialisation démocratique, indispensable je dois l’avouer, vis-a-vis d’autres classes sociales. Ou de compétition internationale de la désocialisation, puisque la mondialisation est bel et bien le process pour lui savonner la planche, et nous devrions être d’accord là-dessus.

Mais également de décentraliser la décision monétaire, afin de limiter les nuisances des politiques monétaires et par extension économiques.



Palmarès