Établir
le parallèle entre Marine Le Pen et le fascisme est effectivement à
tout le moins consternant surtout pour le fascisme qui est une
idéologie construite contestable sans aucun doute mais qui partait d’une
conviction corporatiste qui était assez bien partagée avant-guerre et qui a structuré la société italienne.
De convictions
Marine Le Pen n’en a point et encore moins d’idéologie sinon
elle ne se serait pas ridiculisée lors du débat avec Macron où
elle n’a pas eu un seul argument qui tienne la route pour contrer
le déballage néo-libéral du candidat de la République en marche
et s’est satisfaite béatement de simagrées pseudo-littéraires
qui l’ont portée au faîte du grotesque.
Triompher contre le
vide n’est donc pas un exploit qui devrait mettre en état de
sidération.
Par contre, ce qui
est proprement sidérant pour la santé mentale du peuple français,
c’est qu’une candidate nullissime ait encore réussi à capter un
si grand nombre de suffrages.