@ Marc Filterman
Je n’ai jamais nié l’existence d’expériences d’ensemencement
de produits chimiques par avion. Je vous parlais d’ailleurs de l’iodure d’argent
dispersé dans les nuages pour tenter de faire pleuvoir. Je me souviens que dans les années 80, des expériences
scientifiques avaient montré le peu d’efficacité de ces méthodes.
Je vous invite à lire l’intéressante interview d’un expert
de Météo-France sur le site d’Atlantico. Vous noterez : « un coût
élevé par rapport à leur intérêt ».
De nombreux pays pratiquent ou testent ces méthodes. Les
photos/vidéos du C-130 malaisien ont été prises lors d’une expérience réalisée
en 2005. Le produit utilisé alors était du chlorure de sodium (eau salée),
moins cher et moins polluant que l’iodure d’argent.
L’organisation météorologique mondiale (OMM) suit de près
les recherches dans le domaine de la modification des conditions
météorologiques grâce à un comité d’experts ad hoc. Vous noterez qu’il s’agit de
modifications des conditions météorologiques, pas du climat (par la GRS, par
exemple). L’Inde a réalisé une très grande expérience (CAIPEEX) sur la mousson,
il y a quelques années. L’étude des données de cette expérience est en
cours…
Ce que je réfute, c’est la présence massive de composés
chimiques dans les traces d’avion. Bien sûr, il y a du CO2 et des résidus de
carburant, comme pour tout moteur thermique, mais ce que vous voyez dans le
ciel ce sont des gouttes d’eau. Lorsque les conditions atmosphériques propices
à leur formation ne sont pas réunies, vous ne voyez rien alors que les
réacteurs rejettent pourtant ces mêmes gaz.