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Pascal L 28 août 2017 23:45

@lisca
En fait, Jésus est bien ressuscité et s’adresse à nous régulièrement. Pour tous ceux qui ont fait l’expérience de cette rencontre, dont je fais parti, l’expérience se traduit souvent par le sentiment d’être envahi d’un amour immense et de chaleur et c’est donc bien le mot amour qu’il faut utiliser, même si en Français ce mot recouvre plusieurs sens. Le mot grec agapé est plus précis. De toutes façons si Dieu était capable de haine, il aurait déjà fait sauter la terre et ses habitants. La haine, c’est le domaine de Satan, mais il n’a pas les moyens de faire sauter la terre (il s’y emploie tout de même, avec l’aide des hommes).


Vous avez toutefois raison sur les difficultés que cela représente, mais avec l’aide de Jésus, il est possible de les surmonter graduellement. Nous avons des centaines d’exemples documentés qui nous ont précédés et certains sont désignés comme saints par l’Eglise Catholique. Vous avez parfaitement le droit de marquer une colère, mais il faut transformer cette colère de manière positive. De même quand une situation difficile perdure et que vous n’y pouvez rien (harcèlement moral...) il est indispensable de faire cesser le problème avant d’envisager une reconstruction. La haine est quelque chose qui vous ronge de toutes façons alors que pardonner vous libère. Vous avez raison de dire que le Chrétien est libre, il est libre de choisir entre Dieu et Satan, entre l’amour et la haine. Mais le salut ne sera possible que pour ceux qui préfèrent l’amour. Si vous ne pouvez supporter une éternité d’amour, l’enfer est fait pour vous et cela reste votre choix. Si vous ne pouvez supporter de recevoir le salut en même temps que des personnes que vous détestez, il va y a voir un problème à l’entrée. Nous savons que celui que nous désignons par « Le bon larron » dans les Evangiles a eu une vie de haine et la fin qu’il avait cherché. N’empêche qu’il a accédé au salut au titre de sa foi et que ses victimes peuvent également y avoir accès.
Le Pape ne nous demande pas d’accepter que la haine s’installe parmi nous. Il nous demande de commencer par aimer et d’éviter que les situations de haine ne soient causées par nous, mais la haine doit toujours être traitée. Le traitement des injustices est aussi et d’abord le rôle des états qui font les lois. La résolution d’une injustice par la création d’une autre injustice n’est pas une solution et ce n’est pas le propos du pape.



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