En
fait, cette histoire n’est pas évoquée une fois, dans Crime et châtiment, mais
deux. Tout d’abord dans un dialogue entre Loujine et Dounia, quatrième partie,
chapitre 2 :
« (…)
une fille d’une quinzaine d’années, même de quatorze ans. (…) Un jour, on l’a
trouvée au grenier pendue. (…) Dans la suite est arrivée malgré tout une
dénonciation : la jeune fille avait été… cruellement offensée par
Svidrigaïlov. » (Classiques Garnier, 1961, p. 413).
Puis
dans les rêves du coupable, juste avant son suicide, sixième partie, chapitre 6 :
« Elle n’avait que
quatorze ans, mais c’était déjà un cœur brisé, et elle s’était donné la mort,
blessée par une offense qui avait épouvanté et stupéfait cette jeune, cette
enfantine conscience, qui avait inondé d’une honte imméritée cette âme d’une
angélique pureté, qui lui avait arraché un dernier cri de désespoir, non
entendu, mais insolemment bafoué dans une nuit obscure, dans les ténèbres, dans
le froid, dans le dégel humide, alors que hurlait le vent… » (p. 704).