En effet, quel trouble exceptionnel et incontrôlable m’envahit quand je sais que je vais vous lire, découvrir la profondeur de votre analyse, l’indispensable de votre pensée, le fin fond de votre âme.Ce besoin irrepressible de cliquer sur votre humeur journalière m’émeut, me remplit, m’enchante, cela devient une addiction. J’aimerais parfois, lors de moments de détresse, mettre ma tête sur votre épaule, me rassurer auprès de la force tranquille du chêne qui vous habite, de la justesse de votre vision de la vie, du réconfort de votre plénitude, comme une soupe chaude remplit un estomac gargouillant. Ah Nabum, si l’amour que je ressens pour vous, pour votre œuvre, pour la contribution que vous apportez à l’élévation de mon âme, n’était pas virtuel, je pourrais en jouir.J’espère que vous ne verrez aucune ironie dans cet élan à votre encontre, ma sincérité ne peut pas être sujette à caution, car j’ai pris la mesure de mon attitude irrévérencieuse à votre egard, lors de précédents échanges épistolaires, et je battrai ma coulpe 12 jours durant, auprès de mon confesseur.
Merci Monsieur....