L’antagonisme entre factions rivales eut pour effet de durcir l’attitude à l’égard des non-musulmans. chaque groupe prétendant garder plus fidèlement les paroles du Prophète, et donc de la volonté de dieu, il n’était peut-être pas étonnant que leur attention se tournât bientôt vers les « kafir », ceux qui ne croyaient pas.
Les dirigeants musulmans s’étaient montrés tolérants et même charmants avec les chrétiens ; ils avaient rebâti l’église d’Edesse après sa destruction du fait d’un tremblement de terre en 679. Mais à la fin du VIIe siècle les choses se mirent à changer. On se soucia de prosélytisme, de prédication et de conversion à l’islam des populations locales - tout en adoptant une attitude de plus en plus hostile à leur égard.
Les routes de la soie de Peter Frankopan page 117.