Je n’habite pas Versailles, mais dans ma paroisse, il n’y a pas plus de 10 à 20% qui vivent en intimité avec le Christ et l’Esprit-Saint. Les autres essaient mais n’y arrivent pas. En cause, les cadavres dans les placards, une idéologie qui voudrait éradiquer le mal dans le monde (en se permettant de faire du mal pour ce bien), une tendance communautariste, le Dieu argent et d’autres choses encore.
Il faut leur pardonner, car la plupart sont pleins de bonne volonté mais ont manqué d’une éducation chrétienne qui mette le doigt sur l’amour et non sur la morale.
Il ne faut pas trop compter sur les prêtres pour combler les lacunes, ils ne savent plus ou donner de la tête, mais sur vous même. Il vous revient de leur transmettre le kérygme, l’essentiel de la foi. Quand j’interroge des Chrétiens, peu sont capables de me donner une réponse à des questions simples qui devraient les toucher directement comme l’action de l’Esprit-Saint. C’est à se demander si les sermons servent encore à quelque chose. Il est sûr également que l’ambiance athée dans laquelle ils baignent les influence grandement. Ils sont pétris de bon sentiments qui leur permettent non seulement d’excuser les anti-Chrétiens, mais aussi de les aider dans leur démarche voire même de se convertir à ces idéologies en rêvant de sauver ces personnes. C’est Massignon qui a théorisée cette attitude au 20ème siècle et il y a encore des évêques pour penser que c’est bien. Nous revenons de loin.
Je suis en train de réfléchir à des actions de formation sur mon secteur paroissial pour traiter des sujets comme l’islam, l’athéisme, les lumières, les points durs du Christianisme (les guerres de religions...), les textes du Magistère. Les séances de formation sont plus longues que les sermons (1h30 environ avec des modules gradués) et on peut espérer qu’il en reste un peu plus. J’ai fais un module test et il est bien reçu.
Je ne sais pas encore si j’obtiendrai une validation par les autorités, car il existe des réticences très proches de l’oreille de l’évêque, mais je sais que je peux m’appuyer sur des communautés religieuses extérieures qui proposent déjà ce genre de modules.