@BRANSOLES
Je vois que vous préférez faire confiance à la fiche d’un
obscur militant anti-Linky (henri@igf) qu’à un document officiel édité par
Enedis. L’entreprise ayant une mission de service public, je doute qu’elle
puisse publier des documents fallacieux.
Le début du document de henri@igf est correct. Pour un abonnement à 6 kVA, le disjoncteur est réglé sur 30A,
permettant une puissance de coupure à 6,9 kVA avec du 230 volts (ou 6 kVA avec
du 200 volts). Dans la pratique, la puissance de coupure n’est pas la
puissance qui déclenche la coupure. Cette dernière est, en réalité, plus élevée (voir plus
loin).
Dans le document d’Enedis, à la section 6.2.3.9 (page 22),
on lit, dans le premier paragraphe, que « la puissance de coupure est
généralement identique à la puissance de référence » (puissance
souscrite par l’abonné). Un contrat à 6 kVA avant Linky, reste un contrat à 6
kVA avec Linky. C’est probablement de là que vient la confusion (et la
désinformation diffusée par les collectifs). Car…
… dans le second paragraphe, il est dit que la puissance
consommée mesurée par le compteur est filtrée et que le processus complet
est détaillé à la section 7. Je comprends que la puissance de coupure reste un terme contractuel.
Voici comment je comprends la figure de la section 7 (page
29). Pour différents échelons de puissance (courbes de couleur), l’intersection
avec le trait noir horizontal indique le temps au bout duquel la coupure aura
lieu (en abscisse). Ainsi, par exemple, pour une puissance apparente de 2,5
fois la puissance de coupure (courbe bleue), le déclenchement s’opérera à 40
secondes.
On peut voir que la courbe rose (1,1 fois la puissance de
coupure) n’atteint jamais le seuil. Cela correspond à la première colonne du
tableau de la page 30 (temps de déclenchement infini). La courbe orange (1,4 fois la puissance de coupure)
franchit le seuil à 250 secondes (2ème
colonne du tableau).
L’échelon maximal qui n’atteint pas le seuil est situé entre
ces deux facteurs de puissance. D’après la figure, on peut estimer qu’il se situe autour de
1,3 fois la puissance de coupure. Pour un abonnement à 6 kVA, cela correspond
donc à 7800 VA !!
En haut de la page 30, il est écrit que « Les
paramètres retenus dans le compteur Linky ont été définis en cohérence avec les
courbes de protection thermique des disjoncteurs : à réglage de puissance
équivalent, l’organe de coupure doit permettre au client de disposer d’une
puissance au moins équivalente à celle autorisée par un disjoncteur moyen en
bon état de fonctionnement ». C’est on ne peut plus clair !
Le tableau n’apporte pas grand chose pour ce qui concerne le
compteur Linky (informations trop restreintes). Par contre, pour ce qui concerne les
disjoncteurs, il nous apprend qu’il n’y a pas de coupure (délai infini) pour
une intensité égale à 1,1 fois l’intensité de réglage du disjoncteur. Pour un
abonnement à 6 kVA (30 A), cela correspond donc à 33 A => 7590 VA à 230
volts. L’ordre de grandeur est bien le même que celui obtenu par le compteur
Linky, au moyen de son filtre.
Il serait intéressant de demander aux personnes chez qui le
compteur Linky disjoncte, quelle est la puissance Max enregistrée par le
compteur. Ça permettrait peut-être de vérifier que les spécifications d’Enedis concernant le filtre ont été respectées. Je ne peux pas le faire chez moi : ça ne disjoncte jamais. Je
vais tâcher de me renseigner.