En f1, on peut regretter que l’ innovation soit bridée réglementairement. Ça permettrait peut-être d’équilibrer le niveau entre les écuries. Mais bon, la sécurité a un prix, ainsi que la volonté de maitriser l’envolée des coûts dans un contexte de déclin. Le nerf de la guerre, l’impact publicitaire, est en berne, avec la raréfaction des mannes de l’alcool et du tabac et dans une moindre mesure de celles des pétroliers, grands argentiers historiques de la discipline. Ce qui l’amène à s’exiler dans des contrées exotiques, se coupant de plus en plus de ses racines. La encore, on ne peut pas lui reprocher de se rapprocher d’un nouveau public et de ces marchés porteurs. Le sport professionnel et médiatique est devenu un produit mais il ne peut plus faire autrement.
L’aspect purement sportif est négligé. La domination actuelle d’une seule écurie sur 3 compétitive, un nombre de participants assez restreint, un champion sans véritable concurrence (Schumacher) ou alors bien aidé par celle-ci (Hamilton cette année), n’aide pas. La hiérarchie s’établissant sur la capacité à dompter les caprices de l’aérodynamisme et, in fine, à optimiser l’utilisation des gommes.
Bref, je ne vois pas bien ce qui pourrait enrayer la spirale. D’autant plus que le moteur à explosion n’est plus dans l’air du temps. La formule E, il faudra s’y faire.