@olivier cabanel
Oui, vous avez raison, mais le Césium disparaît plus vite du fait de son absorption par les sols. Selon l’IRSN, « le débit de dose dans l’air a diminué en moyenne d’un facteur 2 à 3 entre mi-2011 et fin 2013 dans les 80 km autour de l’installation accidentée » C’est beaucoup plus rapide que par la seule désintégration. En fait, il est toujours présent dans les sols, mais avec quelques précautions, il n’est pas dangereux. Le rayonnement du Cs137 est de type beta, ce qui veut dire qu’il est arrêté par la peau. Il faut éviter son ingestion, car il est encore présent dans les sols. En cas d’ingestion, il est rejeté sur une période qui ne dépasse pas 150 jours et n’est donc pas stocké. Il est également présent dans l’eau qui finit par le lessiver et l’entraîner vers l’océan où il est dilué. En 2013, il n’y avait déjà plus que du gibier (sangliers) et quelques variétés de champignons qui dépassaient la limite légale de 500Bq/kg. Aujourd’hui la population peut revenir mais le niveau de radioactivité reste encore fort sur une petite partie de la surface, quelque part dans la zone grise où les effets ne sont pas statistiquement mesurables, mais pas impossible non plus. Des niveaux où l’évacuation reste conseillée sans être obligatoire. Le corps humain en bonne santé absorbe bien des petits niveaux de radioactivité, bien au-dessus des seuils légaux d’exposition. On vit aussi longtemps qu’ailleurs en Bretagne et en Limousin où la radioactivité naturelle est proche des seuils légaux.