@Croa
17% des inscrits ont voté lors de la
législative partielle et le candidat élu a obtenu 60% de ce
pourcentage soit 10,2 % des inscrits. Ajoutons que ce candidat a joué
sur l’ambiguïté de sa véritable orientation politique.
L’élection n’allait
rien changer au déséquilibre de l’Assemblée et voter dans ces
conditions pour l’opposition ne pouvait que priver la circonscription
des quelques faveurs que le pouvoir central distribue encore de
manière discrétionnaire.
En cas de
législatives après dissolution de l’Assemblée, le regard des gens
serait tout autre : la volonté de dégager Macron et ses féaux pour
les 80% de Français qui soutiennent les gilets jaunes apparaîtrait
dans les urnes parce qu’alors elle pourrait devenir réalité.
C’est pourquoi
Macron ne dissoudra pas, indifférent aux souffrances que le
pourrissement va infliger aux gens, qu’il déteste, et inconscient de
ce que son attitude peut entraîner pour le pays, avec inévitablement
une montée de la violence avec le temps et l’impatience, la prise de conscience également du caractère antidémocratique du régime.