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Arogavox 20 janvier 2019 10:56
Arogavox

@François Pignon

En effet, ce mot français de « déport » a pu ainsi engendrer l’évolution de sens perverse que vous évoquez.
Mais, inversement, le côté possiblement positif du mot, pouvant laisser place à la potentialité d’un loisir consacré à l’otium (approximativent traduisible par loisir studieux) peut faire penser aux valeurs médiévales de courtoisie ayant inspiré l’amour courtois.
   
Voir ce passage dans le page sous ce lien https://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1959_num_2_6_1087 : 

« A l’idéal célébré dans les chansons de geste, au combat pour la France, la chrétienté, le roi, le lignage, les proncipes féodaux,
se substitue peu à peu une »vita nuova« où la prouesse compose avec les mérites mondains, où le devoir épique et collectif cède le place à des mobiles individuels »

C’est peut-être bien de cet idéal courtois que se rapproche le « fair play » développé par les English, tandis que nous l’avons troqué contre l’idéal perverti d’un « sport » mal francisé.

  

A noter aussi qu’il est intéressant de constater que seul un anglophone a su démontrer dans son « In paraise of idleness » que les avancées positives et humaines ont été opérées grâce à l’otium ... et non pas par les divertissements pascaliens du « travail » ou du « sport » !



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