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Norbert 29 janvier 2019 23:40

Merci pour cet article dans le fond tellement juste même si le mot fascisme ne convient pas à caractériser le régime actuel si l’on se réfère tout du moins au sens que le Marxisme attribue à ce terme. Ce n’est pas complètement pour rien que Macron voulait réhabiliter Pétain.

Le fascisme fût à chaque fois sécrété par la décomposition du capitalisme pourrissant, et s’il a besoin d’une base de masse (principalement formée par la partie déchue de la classe moyenne ) il a toujours eu besoin du feu vert et du financement de la classe bourgeoise dirigeante. Le fascisme émane  en première instance de la bourgeoisie et contester ce fait est du négationnisme presque autant que de nier l’existence des chambres à gaz.

Je crois cependant qu’une grande partie de la bourgeoisie (pas toute) éprouve sincèrement du dégoût pour ce que fût le fascisme (auquel elle recourut pour se sauver) et elle aimerait tellement croire aujourd’hui être du bon côté de l’histoire. Pour cette raison, dans la situation actuelle,  elle a besoin d’inverser les rôles et se trouve soulagée à chaque fois qu’elle peut détecter les stigmates de l’infamie fasciste dans le camp opposé. Toute trace de racisme, d’homophobie ou d’antisémitisme qui peut être trouvée chez l’adversaire la réconforte et elle est bien aidée dans ce sens par des individus comme Soral, Dieudonné et d’autres. Elle utilise le niveau incommensurable de l’horreur des camps d’extermination de la deuxième guerre mondiale pour minimiser les actions meurtrières que le régime ségrégationniste israélien inflige aux Palestiniens. Toute quantité même très grande pouvant paraître négligeable devant la calamité suprême. Mais justement, même bien en deçà des camps d’exterminations des juifs des tziganes et des communistes, il reste encore beaucoup de place pour l’horreur.

BHL est surtout un crétin, les juifs ont parfaitement le droit d’avoir leurs cons après tout ! ( il est même extrêmement loin de posséder le talent d’un Finkielkraut tout aussi réactionnaire que lui). Il n’a pas l’importance que lui attribuent les antisémites. Les décideurs de la classe dirigeante ne le prennent évidemment pas au sérieux. Sa tête à tartes est idéale, sa médiocrité évidente, sa notoriété tellement surfaite, il est juste un leurre utile à exciter les antisémites qui eux même servent à donner l’illusion à la classe dirigeante que l’éthique est cette fois de son côté. L’aspect force morale ne doit jamais être négligé dans un combat entre classes. Car la classe dirigeante va devoir de plus en plus recourir à la force contre ceux qui vont être de plus en plus nombreux à contester son système. Or la force devient légitime si on a affaire à des bruns ou même à des rouges-bruns. CQFD

Les gilets jaunes contrairement à ce qui a été dit ne sont pas la classe moyenne, ils ressemblent plutôt à la classe ouvrière même s’il se trouve avec eux des petits entrepreneurs. Il y a aussi avec eux des diplômés de grandes écoles et des agrégés dont la situation dégradée était encore très enviable il y a une vingtaine d’années.

Par contre beaucoup de « foulards rouges » sont des retraités heureux de la classe moyenne qui ne se doutent même pas qu’ils doivent leur situation confortable (même si elle est méritée) aux luttes que d’autres idéologiquement proches des gilets jaunes ont menées il y a...longtemps.



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