@Gollum
« À mon avis ce n’est pas très conforme à la théologie officielle ça. » Donc vous allez m’enseigner la théologie officielle ! De quand date votre dernier diplôme en théologie officielle ?
« Le paradis vu comme liberté de tuer » Nous parlons du paradis terrestre avant la rencontre d’Adam et Eve avec Dieu. Un de vos ancêtres vous a-t-il laissé une meilleure description ? A ce niveau la Bible ne contient que des mythes et c’est à nous de les interpréter. Peut-être, préférez-vous que nous fassions une lecture littérale pour mieux nous critiquer. Spinoza voulait également une lecture littérale.
« C’est clair n’est-ce pas ? » pour moi totalement, mais ce n’est pas la même clarté que pour vous. Votre citation de Spinoza confirme ce que je disais de lui.
Spinoza ne veut lire la Bible que littéralement comme un bon salafiste lit le Coran. « Toute interprétation est interdite ». Justement les raisons de ne pas lire la Bible littéralement sont dans la Bible et Spinoza tombe sur une incohérence qu’il ne sait pas résoudre mais je suppose que ça arrange son raisonnement.
« Spinoza voulait une séparation nette entre État et religions » Ce n’est pas ce que je lit. Sa séparation coupe la religion en deux. C’est peut-être net mais pas honnête. Le chapitre XIX de son traité théologico-politique établit que, si le culte intérieur (foi, opinions, croyances) appartient à l’individu, le culte extérieur doit être encadré juridiquement par l’État, sans quoi il diviserait l’État. La religion doit être soumise en tout aux Etats sauf pour le gouvernement des âmes, l’enseignement du bien et de la morale, c’est-à-dire la pratique de la justice et de la charité. Il veut bien la liberté de pensée car cela ne peut être contrôlé par l’Etat, mais l’enseignement de la religion lui, est bien contrôlé (culte extérieur). la pratique de la justice et de la charité sont également tolérées car c’est toujours ça de moins pour l’Etat. C’est exactement ce qui définit le concordat et le concordat est bien le contrôle de la religion par le pouvoir. En passant, il n’a pas compris qu’il n’y a pas de morale chrétienne mais de l’amour. La morale permet de contrôler les personnes parce que c’est une contrainte alors qu’il n’y a aucune contrainte dans l’amour. La foi, pour un Chrétien, est la liberté alors qu’elle est obéissance pour Spinoza. Et obéissance à qui ? forcément à l’Etat.
« du temps où l’Église avait la prééminence sur les gouvernements » Dans vos rêves seulement. Vos études en histoires datent sans doute de la rééducation nationale à l’école primaire ou au collège. Le roman national n’est pas l’histoire. Je vous ai demandé dans un post précédent de me fournir un texte d’un historien contemporain sérieux qui me contredirait et la question reste toujours posée.
« Et si Dieu n’était pas amour ? Cela ne serait-il pas mieux au fond ? » Y a pas de problèmes, nous avons Satan pour l’absence d’amour. C’est votre choix. Pour un Chrétien qui a reçu l’amour de Dieu, il n’y a plus d’autre choix possible. Cet amour est la source d’une joie immense qui ne peut s’éteindre.
« En fait une vie qui vaut le coup d’être vécue... » C’est votre point de vue et le le respecte. Mais après avoir reçu l’amour de Dieu, cela paraît bien terne.
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