La nature présuppose toujours la culture, qui en constitue
le cadre d’analyse et d’interprétation.
Ce qui s’impose aujourd’hui, c’est le sentiment du caractère
périssable des conditions naturelles de l’existence, celle de l’homme comme
celle des autres êtres vivants. Cette conscience de notre précarité conduit à s’interroger
sur la possibilité dans le futur d’un monde habitable pour l’homme,
c’est-à-dire de la culture.
La question des relations entre nature et culture n’est plus
celle de l’accord ou du désaccord entre deux mondes distincts. Elle est celle
de la délimitation et de l’articulation, au sein même de la culture, de ce qui
peut être désigné, pensé, vécu, comme « la nature ».