Les reliques de St Louis, mort à Tunis : on découpe le corps en deux parties, selon une pratique déjà connue, Charles d’Anjou en Sicile aura les parties molles, les os et le cœur iront à St Denis en passant par la Sicile, l’Italie et Notre-Dame, l’émir donne son accord pour rapatrier le corps.
Plusieurs morts se produisent dans l’entourage royal, mais les miracles attribués au roi commencent dès la Sicile, continuent pendant le voyage, pour se multiplier à St Denis, il dut attendre cependant 27 ans pour être canonisé du fait de multiples changements de papes qui entrainaient à chaque fois une reprise à zéro du procès de canonisation.
Les rois successifs distribuent des morceaux du squelette qui sera éparpillé un peu partout en Europe, ce sont de précieuses reliques. On ne sait ce qu’il advint du coeur, probablement détruit et dispersé avec le reste au moment de la révolution.
Par la suite la papauté interdira ces pratiques « barbares et monstrueuses ».
Les entrailles enterrées en Sicile furent emportées par Garibaldi à Rome, puis en Autriche, puis à Paris, le reliquaire fut légué aux Pères Blancs pour leur cathédrale de Carthage, il revenait ainsi (pour une partie) sur le lieu de sa mort...
D’après Jacques Le Goff, dans « Les derniers jours des rois », ouvrage collectif.