@Gollum
Merci
pour votre commentaire
Il
y a semble-t-il trois approches principales devant la non-exactitude
de textes fondamentaux : l’approche mystique bien
exprimée par le
rabbin Marc-Alain OUAKNIN dit que « Savoir
que Moïse n’a pas écrit la Torah ne me gêne pas. Et l’existence ou
la non-existence des patriarches Abraham, Isaac et Jacob me laisse
indifférent. Car pour le mystique, même l’existence de Dieu n’a
aucune pertinence. Même Dieu est un « peut-être », une
hypothèse. Il a inventé le doute, enseigne un maître hassidique,
pour que nous puissions douter de lui ».
(ref. son
livre ’’Mystères
de la Bible’’)
Il
y a aussi les approches que l’on peut appeler traditionnaliste
et celle intégriste. Je
les ai citées dans un autre Article :
https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/la-bible-l-histoire-l-archeologie-212657
Mais
c’est l’approche du Pape Jean Paul II que je préfère (je le cite
souvent) : La vérité ne peut contredire la Vérité.
Le
Syncrétisme a permis de faire émerger plusieurs « familles »
de croyances qui ont pu ainsi voir le jour. Que les textes qui les
supportent soient sujets à interprétations, c’est une
évidence ! Sinon, nous n’aurions pas cette myriade de branches,
de courants et de sectes !!
Que
les textes comportent des éléments que les traductions et versions
successives n’ont pas encore gommé les archaïsmes montre que
le sentiment religieux est vivant, et s’adapte (selon les uns) ou se
renouvelle (selon les autres). En tout cas, quelles que soient les
sensibilités ou les interprétations, la Foi est là.
Ce
qui me semble malhonnête, c’est de renier nos racines, si
différentes et si lointaines soient-elles de ce que nous sommes ou croyons être aujourd’hui devenus,
grâce à elles.