Tiens donc ! À propos des femmes responsables de
tout…
Dans les années cinquante, ma maman divorça d’un alcoolique
profond, brutal et rétif au travail. Elle le fit pour protéger son fils d’une
espèce de prédateur incontrôlable et vénéneux. Elle demanda et obtint une déchéance
de paternité pour prévenir l’avenir de son rejeton. Elle avait raison, ce choix
s’avéra judicieux par la suite.
D’origine italienne, une fréquentation de l’école en
pointillé, sachant à peine lire et écrire (mais compter : oui !), seulement
diplômée de la vie, pour se nourrir elle et son fiston et permettre à celui-ci d’aller
un peu plus longtemps à l’école que nécessaire, elle affronta l’existence
avec seulement ce qu’elle avait appris : travailler !
Donc elle travailla, chevillée à sa machine à coudre pendant
des journées semblables à de longs fragments d’éternité mais toujours attentive
à l’éducation du fils.
« Ne fais pas n’importe quoi avec les filles, il faut
les respecter, ne soit pas grossier et si il y a une faiblesse amoureuse, tu devras
assumer ! »
J’étais prévenu.