@Et hop !
Au début des années 80, on faisait des relevés spéléos des grottes Han. Dans de l’inexploré on est tombé sur des traces de vie anciennes.
On a tout stoppé et on a prévenu qui de droit.
Comme l’accès était assez pénible on avait ramené de la pierre taillée après avoir pris des photos de l’emplacement.
Quand l’archéologue l’a vu il a dit : tiens un couteau suisse. Devant mon air étonné il m’a dit qu’il y avait une carrière de pierre très prisée en Suisse et qu’en retrouver en Belgique n’était pas anormal, même à l’époque de la pierre taillé, il y avait des échanges longue distance.
Si à l’époque faire 680km pour des cailloux ne dérangeait pas trop, pour des graines à la densité 3 fois inférieure ça risquait de se faire aussi.
Quand on fait une marche de 20-30km on en parle.
Au Mexique une famille indienne peut faire 80-120km pour aller voir le tonton. De l’exceptionnel pour nous et une normalité pour d’autres.
La culture sur brûlis doit bien faire bouger de 20-40km par génération, en 1000 ans c’est 1000-2000km. Du croissant fertile à Chalon, 1500-3000 ans. Du proche Orient à la Grèce ça pris 2000 ans. On rajoute 1500 ans et c’est chez nous.
La propagation du néolithique, dans un premier temps essentiellement des migrations de populations issues du Croissant fertile. D’autres régions du monde connaissent ensuite un processus de « néolithisation » qui semble plus ou moins indépendant du proche Orient comme chez nous.
Le néolithique sur sa durée c’est 58 cultures différences en Europe dont 10 pour la France. Il vaut mieux être précis coté dates et localisation pour parler d’origine.
Depuis 2010 ça s’améliore coté génétique. Maintenant on regarde les ossements de l’époque et on s’aperçoit qu’en se basant sur l’actuel on est dans les choux sauf pour la Sardaigne.