Le système de notation-évaluation à la mode dans les sites « ubérisés «
a des effets.
Certains clients des « taxis » Uber savent que les
chauffeurs sont dépendants de la notation et ils en profitent pour leur
demander de prendre les couloirs de bus ou rouler trop vite. Et les chauffeurs sont tous confrontés à ce « pousse-au-crime » ;
jusqu’à se voir demander de prendre les voies de bus. Ils n’osent pas dire « non »
pour ne pas être mal notés, car quand ils obtiennent plus de 4,9 sur une
semaine, Uber leur verse 200 euros.
Un chauffeur a écoppé de 1 sur 5 parce qu’il n’a pas voulu
prendre 5 passagers et risquer par là de perdre son permis. La note n’est
certes pas communiquée au chauffeur dès la course achevée, mais retrouver les
circonstances n’est souvent pas sorcier. C’est une roulette, on peut tomber
bien ou mal.
La justification, c’est que les chauffeurs peuvent eux aussi
noter les clients après chaque course, comme si les chauffeurs suivants
allaient consulter les statistiques pour accepter ou refuser un client !
Ce qui est vrai pour Uber s’applique à l’ensemble de cette « économie
collaborative » (mon œil) à la mode.