@nono le simplet
Dans la constitution américaine, le premier amendement
garantit la non-ingérence de l’état dans les religions et la liberté de culte,
mais les références à dieu sont omniprésentes dans la vie publique aux
États-Unis. I serait question d’une laïcité « aconfessionnelle »
(c’est-à-dire sans référence à une religion particulière favorisée au détriment
des autres), contrairement à la situation française d’une laïcité areligieuse
qui laisse la possibilité d’être athée, chose impensable aux Etats-Unis.
Si le président prête serment sur la bible depuis George
Washington, les autres renvois à dieu datent de la guerre froide, où il
s’agissait de montrer son opposition à l’Union Soviétique athée. La référence «
One Nation under God » a été ajoutée au serment d’allégeance en 1954 ; la devise « In God We Trust » («
En Dieu nous croyons ») qui figure sur la monnaie, date, elle, de 1956 ; de même que le Jour National de
prière, créé la même année : le premier jeudi de mai, les Américains sont
invités à prier la divinité qui leur convient. La neutralité américaine a pour
motivation la tolérance vis-à-vis de toutes les confessions qui était de règle
quand les sectes proscrites en Europe sont venues s’installer afin de pouvoir
se livrer à leurs cultes pourchassés dans leurs pays d’origine.
Les spécialistes parlent d’une « religion civile » constituant
un socle « spirituel » national assurant la synthèse entre « esprit
de religion » et « esprit de laïcité ».