En Avril, le diocèse de Lyon était en effervescence. L’évêque
de Pontoise, Stanislas Lalanne, chargé de la question de ala pédophilie des
prêtres pour l’Eglise de France, avait déclaré qu’il ne "saurait pas
dire" si c’est un péché. Ce à quoi l’évêque d’Autun, Benoît Rivière, avait
répondu sur France Bleu Bourgogne : "Pour moi, le mot péché est presque
trop faible". Presque, donc.
Mais d’autres prêtres étaient moins mal à l’aise que ces
deux là et plaisantaient. Deux d’entre eux interrogés par des journalistes en
marge de la réunion organisée avec 220 prêtres par le cardinal Barbarin avaient
répondu devant la caméra de l’AFP :
"Ma position ? Je n’ai pas violé beaucoup d’enfants ;
je suis assez clean à ce sujet-là. Heureusement, parce que vous auriez pu en
faire partie, comme vous êtes très jeunes les uns et autres". Georges
Favre, prêtre retraité.
"A l’époque, ils (les victimes,) disaient être les
chouchous du père Preynat (mis en examen pour des agressions sexuelles sur des
scouts lyonnais il y a plus de 25 ans), ils en étaient fiers. Alors est-ce que
ces gamins étaient très normaux ? Être fier quand on se fait peloter, ça me
paraît curieux…" Jean Lacombe, prêtre à Villeurbanne.
Barbarin avait demandé aux prêtres concernés de présenter
leurs excuses.