Ce n’est pas nouveau et pas différent de n’importe quel « produit ».
Depuis 2007, les exportations de miel d’Asie ont augmenté de
196 %, alors que dans le même temps le nombre de ruches n’a progressé que de 13
%. La différence est couverte par la dilution avec des sirops.
En France, la production est d’environ 10.000 tonnes, soit
au moins trois fois moins qu’il y a trente ans, or la consommation se maintient
aux alentours de 40.000 tonnes. La différence est comblée par le doublement des
importations de miel depuis 2004. La proportion de la Chine dans les volumes
importés atteint 22 % du miel importé et les importateurs savent très bien
qu’il s’agit de faux miel.
Les
conditionneurs français sont considérés « trop chers » et n’arrivent
pas à vendre leur miel, et donc n’en achètent pas non plus aux apiculteurs qui
non seulement produisent moins de miel, mais n’arrivent même plus à le vendre !
En fait, dans le rayon, l’apiculteur local sert d’alibi. 90
% des références sont constituées d’importations au prix de 10 à 15 euros le
kilo, et le reste, c’est du français entre 15 et 30 euros . Pourtant, on trouve
du miel chez le producteur à 5 euros le kilo qui devrait arriver à 10, 12 euros
en supermarché. Il y a une surmarge, comme pour tous les produits alimentaires
!