@moderatus
Le second tour est un choix entre deux candidats, il y a la possibilité de refuser le choix proposé (je me suis pour ma part abstenu au second tour de 2017), mais se déplacer pour mettre son bulletin dans l’urne c’est agir pour faire élire ce candidat, avec enthousiasme ou sans enthousiasme, mais ce n’est pas écrit sur le bulletin.
Ce système à deux tours est le plus répandu dans le monde ; certains préconisent un vote où les différents candidats seraient notés par ordre de préférence ou de refus, mais ce serait une usine à gaz où les électeurs s’emmêleraient les pinceaux (aucun pays ne le pratique), il faut un choix clair. On ne sait du reste pas ce que ça aurait donné en 2017, mais on peut penser qu’un candidat centriste est moins rejeté qu’un candidat plus extrême (ainsi, en 1973, le candidat le plus consensuel au second tour aurait été Chaban, mais il a été éliminé au premier tour (référence) ; mais en 2017 selon les sondages, Macron aurait été élu contre Mélenchon ou contre Fillon)
Puisqu’il y a des élections législatives, les électeurs peuvent « rectifier » le tir, mais l’expérience montre qu’ils ont tendance à le confirmer (avec proportionnelle ou pas, c’est une question d’ampleur). Une évolution à envisager serait un renouvellement du Parlement à mi-mandat, ou un renouvellement par moitié tous les 3 ans avec mandat présidentiel de 6 ans sans droit de dissolution.