Première partie de l’exposé plutôt intéressante je dois avouer pour son coté descriptif du système actuel. Mais ensuite, au lieu d’envisager les diverses possibilités de réforme du régime de protection social et de la fiscalité, étudier objectivement le contre mais aussi le pour, l’auteur abandonne brusquement le sujet pour s’emballer à l’encontre du système de protection sociale, et plus largement, des services publics en déclarant notamment :
« ..... une mesure qui rendrait plus difficile le démantèlement de ces monopoles publics ! »*
Voilà donc ! Enfin ! La réforme, que nenni ! Ce n’est pas le problème de fond. Le problème, suivez mon regard, c’est l’Etat spoliateur ! (du Madelin dans le texte). Il faut tout bazarder au privé et vite avant que le mamouth nous ruine, car se sont les services publics qui sont évidemment responsables de tous les maux, tous les déclins du seul fait de leur existence.
Il faut savoir que la pierre angulaire du dogme néo-libéral (et non libéral, qui est une philosophie plus vaste) c’est bien que moins l’Etat intervient dans l’économie, mieux elle se porte. Les mécanismes propres au marché redistribuant ensuite les richeses équitablement selon l’utilité de chacun. Il est aussi acquis que l’Etat n’a pas vocation à gérer de quelconque services car elle le fait TOUJOURS (c’est une loi de l’univers) moins bien que les acteurs privés, qui motivés par le salvateur appat du gain auront plus d’incitation à mieux faire fonctionner le système. En résumé, le succés du système est envisagé uniquement à l’aune des gains financiers. L’égoïsme au service du bien public en quelque sorte.
Il s’agit bien d’un dogme puisque la ligne directrice étant fixée, la remettre en question réduit la doctrine à néant et les détracteurs sont traités avec mépris de « passéïstes, marxistes....etc ». Comme tout bon dogmatiques, dés que vous enclenchez la discussion sur un quelconque thème (fiscalité, coût du travail, investissement, etc etc et même l’éducation et la protection sociale), inévitablement ils retournent vers leur thème de prédilection : à bas les services publics. Cet article en est une illustration.
Il est d’ailleurs étonnant de voir des néolibéraux hurler contre « l’Etat spoliateur » qui s’accapare les richesse crées par les français (une émisison dernièrement sur LCP avec Madelin). Cela me fait penser à Arlette beuglant contre les « patrons spoliateurs » qui s’accapare les richesse crées par les travailleurs.
Si les néo-liberaux avaient à coeur de nous démontrer que leur vision économique est meilleure en le prouvant sans inlassablement nous asséner l’argument « si tout va mal, c’est bien que nous avons raison » leurs arguments seraient plus porteurs.