On sait néanmoins la piètre estime en
laquelle Cuvier tenait une bonne partie de l’œuvre de Lamarck, et l’éloge qu’il
rédigea à son sujet à l’Académie n’avait … rien d’élogieux.
Cuvier ne se privait pas, durant ses cours,
de se moquer des thèses évolutionnistes de certains de ses contemporains dont
Lamarck.
Le raisonnement de Cuvier pour contrer cette
idée est simple : Peut-on déceler des changements notables dans des
espèces animales encore vivantes dont nous connaissons des représentants très
anciens ? Si ce n’est pas le cas, rien ne sert de multiplier un changement
par quelque durée que ce soit, on n’aboutira évidemment pas à la moindre
modification. (Cuvier Le découvreur de mondes disparus – Pour la Science Nov
2000 – Fév 2001)