@Gollum
« Il n’ y a pas d’obscurité sans lumière de la même façon qu’il n’y a pas de bien sans mal » Pas de la même façon. L’obscurité ne peut se définir que par l’absence de lumière, mais le mal ne peut se définir comme l’absence du bien (ou inversement). Ce qui est un bien pour vous peut être considéré comme un mal pour une tierce personne alors qu’il s’agit de ma même chose. La lumière est une valeur absolue, alors que le bien et le mal ne le sont pas. La « création » de l’obscurité reste un non-sens puisqu’il n’est pas possible de créer l’absence, d’où les guillemets.
De ce fait, nous ne pouvons que butter sur le mot « créer » qui ne dit sans doute pas ce que nous traduisons. L’Hébreu, comme toutes les langues sémitiques possède toujours plusieurs sens possibles, en particulier sans la voyellisation. Si le mot « créé » a été utilisé pour l’absence de lumière, comment comprendre ce mot pour le mal ? Il faudrait pouvoir se projeter dans la peau des Hébreux qui ont écrit ce texte, ce qui est impossible aujourd’hui. Toute traduction fait référence à la culture du traducteur...
« Dieu ordonnant des massacres » Je vous ai déjà répondu sur ce point, je ne vois pas l’intérêt de me répéter. Je rappellerai juste que Dieu est considéré comme un Dieu de justice par les Hébreux et que la justice peut être violente pour les personnes condamnées. Parfois, ce sont les Hébreux qui sont condamnés. Le passage d’un Dieu de justice à un Dieu amour a eu lieu bien avant le premier siècle.
« des esprits biberonnés au sentimentalisme » Cette confusion entre sentimentalisme et amour inconditionnel est bien pratique pour tous ceux qui refusent l’amour de Dieu, mais elle est fausse. L’amour permet de finir crucifié et pas le sentimentalisme. Comme disait Jésus « Je ne suis pas venu pour la tranquillité, mais pour la dispute » (traduction de l’Evangile de Matthieu en Araméen. Là aussi, l’araméen est une langue sémitique, donc riche et nous avons la certitude que cet Evangile est bien conforme à l’original écrit par Matthieu.